Cet mois de juillet, pas d’article de fond.
Juste une pause estivale. Une respiration. Un lien qui reste, doucement.
Pourquoi nos vacances ressemblent à un deuxième agenda
Enseigner, c’est une activité qui déborde.
Ça occupe la tête, le cœur, l’agenda.
Et quand la dernière sonnerie retentit, c’est souvent un autre planning qui prend la relève : préparer, compenser, anticiper.
On se dit qu’on va souffler.
Mais très vite, les pages du cahier de vacances se remplissent :
rattraper les lectures, penser à la rentrée, “profiter utilement” du temps libre.
Même nos pauses sont sommées d’avoir un rendement.
Ralentir pour vivre une vraie pause estivale
Et si, cette année, on essayait autre chose ?
Pas une fuite dans l’oisiveté.
Pas une injonction à “lâcher prise”.
Juste… un pas de côté.
Ce n’est pas parce qu’on ne fait rien que l’on se repose.
Anaïs Roux, psychologue spécialiste des neurosciences, nous rappelle que lorsqu’on “lâche tout”, notre cerveau active en réalité le réseau du vagabondage mental, celui des ruminations, des auto-critiques, des pensées envahissantes.
Ralentir, ce n’est donc pas faire le vide.
C’est choisir une présence douce à une seule chose à la fois : marcher, écouter, sentir.
Une activité simple, corporelle, ou musicale… quelque chose qui apaise sans surcharger.
Dimanche matin, premier dimanche des vacances, j’ai marché sans but, juste pour suivre l’ombre des filaos sur le chemin. Aucun podcast, aucun plan. Seulement le crissement des feuilles sous mes pas, et cette sensation rare : être exactement là où j’étais.
Ralentir, ce n’est pas ne rien faire.
C’est laisser du temps à ce qu’on ne voit pas quand tout va trop vite.
C’est accueillir ce qui remonte, ce qui fatigue, ce qui respire.
Et si on arrêtait (vraiment) d’optimiser chaque instant ?
Il n’y a rien à apprendre aujourd'hui. Rien à faire. Rien à améliorer.
Juste profiter de cette pause estivale, sans produire, ni anticiper.
Juste un signe tranquille, pour dire que le lien reste là.
Même quand il ne produit rien.
Et l’intelligence artificielle ?
Elle reviendra bientôt, à sa juste place : celle d’un outil.
Mais pour l’instant, elle aussi peut se taire un peu.
À bientôt.
P.S. Peut-être qu’enseigner autrement commence par s’autoriser à vivre autrement. Une pédagogie qui allège commence parfois… par une pause.

Merci pour ce rappel ! Je dois avouer que j’ai encore du mal à « ne rien faire » sans culpabiliser. Mais tu as raison : c’est souvent après ces vraies pauses qu’on repart le cœur plus léger et la tête pleine d’idées. Ça m’encourage à m’y autoriser !
J’ai lu: Et si on arrêtait (vraiment) de « dopaminiser » chaque instant ? 😉
C’est bien de rappeler que « l’inutile » dans nos vie est parfois très utile!
Bonnes vacances, même si à l’heure de ce commentaire, elles raccourcissent à vue d’oeil (comme les jours déjà…)